- Collection : Sciences & Philosophie
- Langue : fr
- ISBN : 978-2-919694-02-0
- Format : 17x24 cm
- Support : PDF, 390 liens bibliographiques et documentaires cliquables
- Année du publication : mars 2011
- Nombre de pages : 289
- Prix : 12 €
Version imprimableLe hasard au cœur de la cellule
Auteur(s) : Guillaume Beslon, Jean-Pascal Capp, François Chatelain, Antoine Coulon, Alexandra Fuchs, Olivier Gandrillon, Jean Gayon, Mathieu Gineste, Jérôme Glisse, Thomas Heams, Jean-Jacques Kupiec, Bertrand Laforge, Laurent Le Guillou, Thierry Martin, Camila Mejia-Perez, Francesca Merlin, Michel Morange, Andras Paldi, François Pépin, Marc SilbersteinSous la direction de : Jean-Jacques Kupiec, Olivier Gandrillon, Michel Morange, Marc Silberstein
Une révolution se produit actuellement en biologie. Les êtres vivants ne sont pas gouvernés par un programme génétique omnipotent. Il est maintenant clairement démontré que le hasard se niche au coeur des organismes, dans le fonctionnement des gènes et des cellules, et y joue un rôle encore largement sous-exploré. Alors que pendant longtemps, la biologie a été dominée par des théories finalistes puis « déterministes », les résultats expérimentaux obtenus ces toutes dernières années annoncent un changement de perspective radical. La nouvelle biologie, par son caractère probabiliste, rendra caduque l’idée même de programme et de déterminisme génétique – conception communément qualifiée de thèse du « tout génétique » – forgée à la suite de ce qu’il a été convenu d’appeler le « dogme central de la biologie moléculaire » (Francis Crick, 1958). Mais, cette nouvelle biologie ne doit pas être comprise comme une négation des acquis antérieurs de la biologie moléculaire. Bien au contraire, elle constitue une extension de la conception physico-chimique du vivant. Inévitablement, elle aura également de profondes conséquences philosophiques. En effet, ce n’est pas seulement le finalisme – religieux ou immanent – qui est de facto évacué, mais c’est encore la conception cartésienne de l’animal-machine qui doit être abandonnée. Si l’homme est une machine, il est aussi un homme-aléatoire !
Les principaux aspects, expérimentaux et théoriques, de cette révolution et les débats philosophiques qu’elle suscite sont exposés ici par les meilleurs spécialistes, biologistes et philosophes. La question passionnante qui s’ouvre alors consiste à comprendre comment, à partir du hasard moléculaire, se construit le vivant.
Edition revue et augmentée d’un chapitre, d’après le livre publié en 2009 par Syllepse, indisponible depuis 2010.
Les auteurs
Guillaume Beslon est professeur d’informatique à l’Institut national des sciences appliquées de Lyon, membre du Laboratoire d’informatique en image et systèmes d’information (Liris, UMR 5205), directeur de l’Institut des systèmes complexes de Rhône-Alpes. Site
Jean-Pascal Capp est biologiste moléculaire, Laboratoire d’ingénierie des systèmes biologiques et des procédés (UMR CNRS 5504, UMR INRA 792), Toulouse. Il fera paraître en 2011 un livre sur la cancérogenèse chez Belin.
François Chatelain est biochimiste, Cytoo SA. Jusqu’en 2008, il était directeur du laboratoire iRTSV/Biopuces, à la division des sciences de la vie du Commissariat à l’énergie atomique, à Grenoble. Site
Antoine Coulon est bioinformaticien, Centre de génétique et de physiologie moléculaire et cellulaire (UMR CNRS 5534, Villeurbanne), Laboratoire d’informatique en image et systèmes d’information (LIRIS, UMR CNRS 5205, Lyon). Site
Alexandra Fuchs est biologiste cellulaire, Cytoo SA. Elle a été chercheuse à la division des sciences de la vie du Commissariat à l’énergie atomique, à Grenoble. Site
Olivier Gandrillon est biologiste moléculaire, université Lyon 1. Responsable de l’équipe « Bases moléculaires de l’auto-renouvellement et ses altérations ». Site
Jean Gayon est historien et philosophe de la biologie à l’université Paris 1 (Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques, IHPST). A préfacé Les Mondes darwiniens. L’évolution de l’évolution (Syllepse, 2009 ; réédition éditions Matériologiques, 2011). A contribué à une Histoire critique de la biologie (J.-J. Kupiec, dir.) à paraître en 2011. Dernier livre paru : Les Fonctions. Des organismes aux artefacts (A. de Ricqlès, codir., PUF, 2010). Site
Mathieu Gineste est biologiste moléculaire, université Lyon 1.
Jérôme Glisse est bioinformaticien, Laboratoire de physique nucléaire et des hautes énergies, université Paris 6.
Thomas Heams est biologiste moléculaire, AgroParisTech. Il a notamment codirigé Les Mondes darwiniens. L’évolution de l’évolution (Syllepse, 2009 ; réédition éditions Matériologiques, 2011), et coordonné la traduction de Wilhelm Roux, Der Kampf der Teile im Organismus (La Lutte des parties dans l’organisme), à paraître en 2011 aux éditions Matériologiques. A contribué à une Histoire critique de la biologie (J.-J. Kupiec, dir.) à paraître en 2011.
Jean-Jacques Kupiec est biologiste moléculaire, Inserm et Centre Cavaillès, ENS Paris. Corrélativement à ses travaux de biologie moléculaire, il est l’auteur de la théorie darwinienne du développement de l’embryon qu’il a proposée dès 1981. Cette théorie introduit le hasard au niveau du fonctionnement de la cellule (notamment le génome) et la sélection naturelle dans les relations entre cellules (les cellules se différencient en fonction de leur micro-environnement, notamment les ressources métaboliques). Dernier livre paru L’Origine des individus (Fayard, 2008 ; trad. anglaise, The Origin of Individuals, World Scientific, 2009). Il a dirigé une Histoire critique de la biologie à paraître en 2011.
Bertrand Laforge est physicien des particules, Laboratoire de physique nucléaire et des hautes énergies, université Paris 6. Il mène également des recherches sur la simulation de phénomènes biologiques. Site
Laurent Le Guillou est physicien, Laboratoire de physique nucléaire et des hautes énergies (LPNHE, CNRS-IN2P3), université Paris 6. Site
Thierry Martin est philosophe des sciences, université de Besançon et IHPST. Spécialiste de Cournot et de l’épistémologie des probabilités. Directeur de l’EA 2274 (Laboratoire de recherches philosophiques sur les logiques de l’agir et Centre de documentation et de bibliographie philosophique). Dernier ouvrage paru : Sous la direction de T. Martin, Les Sciences humaines sont-elles des sciences ? (Vuibert, 2011). Site
Camila Mejia-Perez est biologiste moléculaire, université Claude Bernard, Lyon.
Francesca Merlin est philosophe de la biologie, université Paris 1 (IHPST). Elle a coécrit (avec Christophe Malaterre) « L’(in)déterminisme de l’évolution naturelle : quelles origines pour le caractère stochastique de la théorie de l’évolution ? », in Les Mondes darwiniens. L’évolution de l’évolution (Syllepse, 2009 ; réédition éditions Matériologiques, 2011). Site
Michel Morange est biologiste moléculaire et historien de la biologie, ENS Paris, université de Paris 6. Il dirige le Centre Cavaillès de l’ENS. Dernier livre paru : La Vie, l’évolution et l’histoire (Odile Jacob, 2011). A contribué à une Histoire critique de la biologie (J.-J. Kupiec, dir.) à paraître en 2011. Site
Andras Páldi est généticien au Généthon, Evry.
François Pépin est philosophe, rattaché à l’Université de Nanterre-Paris Ouest (IREPH). Spécialiste des Lumières, de la théorie de la connaissance et de l’épistémologie de la chimie. « Vitalisme, chimie et philosophie autour de l’Encyclopédie et de Diderot » (in Repenser le vitalisme, histoire et philosophie du vitalisme, P. Nouvel (dir.), PUF, 2011), « L’épistémologie expérimentale des Lumières » (Raison présente, « Lumière présente », n° 172, 2009), « Matérialisme, mécanisme et réduction dans la postérité de Descartes » (Matière première, n° 2, F. Athané, É. Guinet & M. Silberstein (dir.), 2007).
Marc Silberstein a fondé les éditions Matériologiques en 2010 et l’Association pour les études matérialistes (AssoMat) en 2004. II participe aux travaux du Centre Cavaillès de l’ENS. Il a notamment codirigé Les Mondes darwiniens. L’évolution de l’évolution (Syllepse, 2009 ; réédition éditions Matériologiques, 2011). A contribué à une Histoire critique de la biologie (J.-J. Kupiec, dir.) à paraître en 2011.
page 11 /
Marc Silberstein, Jean-Jacques Kupiec, Olivier Gandrillon : introduction De la nécessité du hasard en biologie
page 31 /
Thomas Heams : Chapitre 1 Expression stochastique des gènes et différenciation cellulaire
page 63 /
Thierry Martin : Chapitre 2 De la diversité des probabilités
page 85 /
Antoine Coulon, Guillaume Beslon, François Chatelain, Alexandra Fuchs, Olivier Gandrillon, Mathieu Gineste, Jean-Jacques Kupiec, Camila Mejia-Perez, Andras Pàldi : Chapitre 3 Mécanismes moléculaires et fonction biologique de la variabilité de l’expression génique à l’échelle de la cellule unique : une approche systémique
page 115 /
Jean Gayon : Chapitre 4 Déterminisme génétique, déterminisme bernardien, déterminisme laplacien
page 133 /
Jérôme Glisse, Laurent Le Guillou : Chapitre 5 Simulation informatique du modèle darwinien de la différenciation cellulaire
page 177 /
Jean-Pascal Capp : Chapitre 6 Le rôle de l'expression aléatoire des gènes dans la cancérogenèse
page 215 /
Francesca Merlin : Chapitre 7 Pour une interprétation objective des probabilités dans les modèles stochastiques de l’expression génétique
page 257 /
François Pépin : Chapitre 8 La nécessité et l’aléatoire par delà le déterminisme : les Lumières et la biologie moléculaire
page 287 /
Les auteurs



